J'ai trouvé il y a quelques temps un endroit confiné. Une boite toute simple, loin de tout, des vices, du bonheur ou du désespoir. Un espace clos d'où chaque repère s'en trouve presque floué. On aura beau dire, quelques soit la situation, la première chose à faire souvent, c'est de savoir s'intégrer au décor. Alors j'ai préféré y garder un silence angoissant mais réparateur. Du silence est née une douce mélodie... Si belle, si lointaine pourtant. Alors j'ai retourné ma boite de fond en comble pour trouver d'où elle venait. J'ai cherché pendant des jours pour m'apercevoir enfin qu'elle émanait de l'air lui même. Alors j'ai écouté attentivement, note après note, et le chant qui l'accompagnait. J'ai découvert une musique remplie de métaphores, des paroles incompréhensibles mais peu importe, je n'ai pas baissé les bras. Tout les combats nous rendent plus fort, si futile qu'il soit pour les uns, ou troublant pour les autres. A force de persévérance j'ai finit par comprendre. Que même si l'on se sent seul, jamais rien n'est perdu, il y a surement quelques part dans le monde une âme qui veille sur nous. Que cette valse incessante autour de nous jamais ne s'arrête. Quel qu'en soit la raison, il nous est toujours offert d'y entrer ou d'en sortir lorsque bon nous semble. La seule vérité universelle, morale de ce récit, c'est que tout ce qui nous entour n'est que simplement satellitaire, et que malgré la poussière du temps on reste là bien présent. Et la boucle fut bouclée, la mélodie s'estompa et le chant cessa J'ai décidé contre le cour de mon existence, qu'il était temps pour moi de prendre connaissance de toute cette vie de l'autre coté de la si frêle paroi. Et pour la première fois depuis bien longtemps, j'ai redécouvert les étoiles. Je sais désormais que toute vie prend le sens qu'on lui donne, et qu'une étoile lorsqu'elle brille, éclaire d'une lueur chaleureuse les sens les plus sombres et froids.